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Saint frère André et la dévotion au Sacré-Cœur

par Claude Grou, c.s.c.

Membre de l'équipe pastorale de l'Oratoire Saint-Jospeh

mai 29, 2024 Saint Joseph, Spiritualité

La dévotion au Sacré-Cœur telle que nous la connaissons aujourd’hui s’est particulièrement développée à partir du XVIIe siècle, particulièrement avec les révélations à sainte Marguerite-Marie Alacoque.

Saint Joseph Travailleur, modèle et garant de la dignité des travailleurs

« Le travail ennoblit l’homme », dit l’adage, mais, ajoute-t-on aussitôt : « il peut l’asservir et le réduire à l’esclavage ». C’est forte de cette sagesse que l’Assemblée des évêques catholiques du Québec tire la sonnette d’alarme sur la crise alimentaire en cours. Nos évêques nous invitent, dans un beau message que je vous invite à lire, à prêter attention à la crise alimentaire en cours, à analyser la situation à la lumière de l’Évangile et à envisager différentes pistes d’action pour que toutes et tous puissent manger à leur faim.

Saint Joseph au berceau de l’histoire du Canada

L’histoire raconte que lors de son expédition chez les Hurons en 1615, M Samuel de Champlain était accompagné du Franciscain Récollet, Père Joseph Le Caron qui célébra la première messe en pays Huron le 12 août 1615 et baptisa cette première mission, à Quienonascaran, du nom de Saint Joseph. En 1624 (probablement entre le 16 juillet et le 15 août), le Père Le Caron confie toute la nouvelle colonie aux bons soins de Saint Joseph comme l’atteste ce qu’il écrivit dans ses mémoires : « Seize-cent-vingt-quatre, nous avons fait une grande solennité…, par un vœu que nous avons fait à Saint Joseph que nous avons choisi pour le patron du pays et protecteur de cette Église naissante ». (Annales de Saint Joseph, 13ème Année, Janvier 1924, p. 11).

Compagnon du frère André

Frère André, un cœur qui écoute. Homme de prière et d’une grande simplicité, il a incarné la parole de Jean-Baptiste devant Jésus : « Lui, il faut qu’il grandisse et que moi, je diminue » (Jn 3, 30). Sa réputation de thaumaturge et de sainteté s’est rapidement fait connaître. L’humble religieux n’a pourtant jamais recherché la reconnaissance, encore moins la gloire. Il ne cessera de se dire « l’instrument de saint Joseph », son compagnon de vie spirituelle.

Compagnon dans l’espérance

L’espérance ne va pas de soi. Il est plus facile de désespérer, de se laisser gagner par la tristesse ou la lassitude. Combien se découragent! Consciemment ou pas, on laisse parfois l’espérance dans l’oubli et on répète : « À quoi bon? À quoi ça sert de continuer? »

Compagnon sur le chemin de la foi

Joseph a accueilli la présence de Dieu dans sa vie. Sur sa parole, il s’est engagé dans le plus insondable des mystères, celui de l’Incarnation de son Fils. Il a accueilli le projet de Dieu sans contester ni même poser de questions, il est allé de l’avant, heureux de marcher dans la lumière, parce que Dieu était là.

Compagnon des migrants et des réfugiés

Une œuvre d’art installée devant l’Oratoire représente une grande barque dont les passagers sont des migrants issus de toutes les époques, de divers pays et religions. Parmi eux, se profilent Joseph et Marie qui porte dans ses bras l’enfant Jésus.

Compagnon des malades

Comme tout être humain, saint Joseph a sûrement vécu des moments difficiles et traversé bien des épreuves. Il est souvent invoqué comme le Modèle des travailleurs, le Soutien des familles, mais aussi comme l’Espérance des malades et des mourants. Sa compassion, sa force et sa protection sont des qualités qui le rendent particulièrement proche des personnes confrontées à la maladie et à la souffrance.

Compagnon des travailleurs

Peu de choses nous sont dites de Joseph dans les évangiles. D’où connait-on, par exemple, qu’il était charpentier à Nazareth? Un verset seulement de Matthieu (13, 55) et peut-être un autre de Marc, induisant qu’il aurait transmis ce métier à Jésus (6, 3). Quoi qu’il en soit, il a assurément eu, par son travail, à subvenir aux besoins de sa famille. Aussi, l’Église le propose comme modèle et patron des travailleurs.

Compagnon de nos familles

Jésus a sans doute toujours appelé Joseph « abba », c’est-à-dire « papa ». C’est de la même façon qu’il s’adressera plus tard à Dieu son Père. C’est par le même vocable – combien intime! – qu’il invitera ses disciples à prier Dieu le Père : « Quand vous priez, dites : Notre Papa qui es aux cieux… »

Compagnon de notre Église

Joseph, on le sait, a eu ce privilège de partager la maisonnée de deux êtres d’exception : Jésus et Marie. Comme père « terrestre » de Jésus, Joseph l’a pris dans ses bras, a accompagné ses premiers pas, lui a tenu la main pour l’emmener à la synagogue ou au marché, lui a appris ses prières juives, a eu la joie de le retrouver, adolescent, au bout de trois jours au temple de Jérusalem. Quel beau rôle de protecteur et d’éducateur Joseph a-t-il joué dans la jeunesse de Jésus!

Compagnon de nos ancêtres

L’année 2024 marque le 4e centenaire de la consécration du Canada à saint Joseph. Dès 1624, les Récollets, premiers missionnaires européens venus en Nouvelle-France, ont consacré la jeune colonie et l’Église naissante du Canada à saint Joseph.

Ce patronage de notre grand pays sera plus tard officialisé par deux papes : Urbain VIII en 1637 et Grégoire XVI en 1834.