LE CARILLON

Cinquante-six cloches de bronze composent le carillon de l’Oratoire Saint-Joseph. Des chants sacrés aux airs de folklore, des mélodies anciennes au répertoire contemporain, les voix d’airain en mettent plein les oreilles en toutes saisons. Plusieurs fois par semaine, la musique du carillon envahit en douce la montagne et ravit à tout coup les passants.

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Une note d’histoire

La fonderie Paccard d’Annecy-le-Vieux en France avait fabriqué ces cloches pour la tour Eiffel de Paris mais elles n’y ont jamais logé. C’est ainsi qu’en 1954, le carillon a été prêté à l’Oratoire Saint-Joseph à l’occasion de son 50e anniversaire. De généreux donateurs l’ont par la suite offert en cadeau au sanctuaire du mont Royal. Bien que l’art campanaire remonte au 16e siècle, le Canada ne compte que onze carillons dont un seul au Québec, celui de l’Oratoire Saint-Joseph.

Concert inaugural : 15 mai 1955 par Émile Vendette

Un instrument de 10 900 kg

Faites d’un alliage de cuivre et d’étain, les cloches du carillon forment un instrument dont le poids total est de 10 900 kg. La cloche la plus imposante et ayant le son le plus grave pèse 1500 kg tandis que la plus petite ne pèse que 5 kg.

Installées à l’extérieur, sous la toiture d’un petit campanile, les cloches ne bougent pas. Elles sont fixées aux poutres. Les sons produits sont créés par les battants des cloches qui sont actionnés par des fils d’acier reliés à la console intérieure où prend place le carilloniste. Assis au clavier, il joue avec le poing ou la main ouverte en poussant vers le bas les leviers de bois (ou bâtons) répartis en deux rangées correspondant aux notes noires et aux notes blanches du clavier d’un piano. La console est également dotée d’un pédalier relié aux deux octaves inférieures du clavier.